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MICHAEL BASTOW

Poitrines lourdes, rondeurs, ventres rebondis des femmes enceintes. Jamais peut-être il n’avait été aussi sensuel, j’allais dire aussi tendre,

 

 Marc Augé

 

 

PARCOURS

 

D’aussi loin qu’il se souvienne, Michael Bastow a toujours dessiné. Emigré avec ses parents en Australie en 1945, scolarisé dès le plus jeune âge dans un établissement à la pédagogie alternative, il a eu tout le loisir de cultiver sa passion pour la peinture.

 

Faute d’Ecole des Beaux-Arts crédible en terre australe, c’est pourtant l’architecture qu’il choisit alors d’étudier à l’Université de Melbourne. Revenu s’établir en Angleterre à la fin des années soixante, il se frotte ensuite au cinéma, en tant que décorateur : une façon amusante, pense-t-il, de gagner sa vie. Ce n’est qu’à partir de 1975 et son départ pour la Belgique qu’il s’adonne pleinement à la peinture. Celles des femmes, surtout, nues le plus souvent.

 

Collaborations nomadesC’est finalement en France que Michael Bastow atterrit en 1982, d’abord à Paris, puis en Provence quelques années plus tard.

 

Au fil de ses pérégrinations européennes, il a tissé des liens solides avec des artistes et auteurs de tous horizons. Quelques ouvrages en témoignent, tels ces manuscrits illustrés de l’écrivain belge Hugo Klaus, ou « La femme en majesté », qu’il signe avec l’anthropologue Françoise Héritier.

 

Roland Topor, qui préfacera « Pastels 1986-1991 », un recueil de dessins nus féminins, dira qu’il « s’acharne à peindre des femmes pour leur donner ce qu’elles n’ont pas : son désir ».

 

Ce lumineux objet du désir… Obsession assumée, le corps féminin, dans une nudité conquérante, occupe ainsi la place centrale dans l’œuvre de Michael Bastow.

 

Femmes aux multiples positions, couchées, alanguies, assises, jambes ouvertes, sexes offerts ; femmes qui font face, visage paisible au regard franc ou perdues dans les pensées les plus intimes… elles peuplent un univers fantasmagorique.

La technique utilisée, le pastel, évoque la sensation d’un grain de peau velouté, la douceur lumineuse d’un instant suspendu. Sur ses linogravures, c’est au contraire la jouissance crue et dévorante qui s’exprime dans des scènes à l’érotisme froudroyant.

 

Chapelle intime… En 2001, Michael Bastow, installé dans le sud de la Fance, fait l’acquisition de la chapelle Saint-Alexis, nichée dans les ruelles de Malaucène (Vaucluse), poue la restaurer et la décorer. Véritable terrain d’exploration, lieu de contraintes architecturales mais aussi de combinaisons infinies, cet espace, son « Kindergarten », lui permet de débuter un projet monumental, les « fresques éphémères », qui déroulent les sept âges de la femme.

Chaque œuvre porte en elle un destin unique : elle peut être détruite, conservée, recouverte, morcelée, dans un éternel recommencement.

 

Fresques byzantines… Epinglés sur les murs de son atelier, des pastels, des fusains et des dessins au crayon attendent : habité par l’idée de la non-permanence, inhérente à la condition humaine, Michael Bastow laisse mûrir ses toiles.

Après un temps indéfini, il revient sur son œuvre, la nourrit et la transforme. Il découpe un visage ou un torse, le colle sur un autre dessin.

Ajoute aussi, depuis quelques années, des feuilles dorées, à la mode byzantine, sur  des dessins-fresques où les corps Renaissance se parent d’une aura sacrées.

La chapelle abandonnée devient alors le théâtre du cycle de la vie, où l’artiste, à la fois maitre des lieux et spectateur, continue inlassablement d’explorer le mystère du féminin.

 

Dernières expositions

 

2013 : Rêves Chinois, exposition individuelle, Galerie Alain Blondel, Pari

 

2008 : Icônes et autres re-créations, exposition individuelle, Galerie Alain Blondel, Paris et Galerie De Zwarte Panter, Anvers

 

2007-2008: Installation de Sept panneaux,Chapelaint-Alexis, Malaucène

 

2004 : Pastels et fusains, exposition individuelle, Galerie Alain Blondel etMusée de l'Érotisme, Paris

 

2003 : D'une Certaine Gaieté, exposition individuelle, Cirque Divers, Liège

 

 

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